C’est un constat amer, presque révoltant. En Guinée, les infrastructures routières s’abîment à une vitesse fulgurante, parfois bien plus vite que le temps qu’il a fallu pour les construire. Ce triste tableau a été dressé ce mercredi 13 août 2025 par le président du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, lors d’une plénière pourtant censée porter de l’espoir.
Réunis au Palais du peuple, les conseillers ont examiné quatre accords censés redonner un souffle au réseau routier. Parmi eux : la construction tant attendue de l’échangeur d’Enco 5, financé par le Fonds koweïtien, et le projet de route Labé–Mali–Kédougou, vital pour relier le nord du pays aux marchés du Sénégal et du Mali.
Mais derrière ces annonces, un constat glaçant : les routes guinéennes meurent jeunes. L’absence d’un entretien régulier, la qualité douteuse de certains chantiers et un suivi souvent inexistant condamnent ces ouvrages à une durée de vie ridiculement courte.
« Nous dépensons des milliards pour des routes qui s’effritent au bout de quelques années. C’est inacceptable », a lancé Dr Dansa Kourouma, visiblement exaspéré.
Les accords ont été adoptés… mais le pays attend désormais autre chose que des signatures et des discours. Les Guinéens veulent des routes solides, pas des rubans coupés pour la photo et oubliés le lendemain
T.boubacar Diallo pour c24news.info
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