Après Lambanyi, la mission d’évaluation dépêchée par le ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a poursuivi son travail dans la commune de Ratoma. Objectif : examiner de près le dispositif de précollecte des déchets et comprendre les dysfonctionnements qui alimentent la crise d’insalubrité.

Sur le terrain, responsables du ministère, équipes techniques, ANASP, PME et autorités locales ont constaté ensemble l’ampleur du problème : pour une population estimée à 235 000 habitants, seuls 15 840 abonnés sont enregistrés, soit un taux de pénétration de 37 %. Résultat : entre 100 et 150 tonnes d’ordures échappent chaque jour aux circuits formels, finissant dans l’environnement immédiat des habitants.
La mission pointe plusieurs failles majeures : faiblesse de couverture des PME, capacités opérationnelles limitées, passages irréguliers, tarifs non harmonisés et un déficit global de confiance entre ménages et opérateurs. Une enquête de proximité menée auprès des populations a confirmé ces difficultés, tout en apportant des retours précieux pour réformer le système.

L’intervention vise désormais un redressement en profondeur : diagnostic complet de la chaîne de précollecte, création d’une base de données fiable, renforcement du dialogue avec les ménages, élaboration de cahiers des charges plus stricts et montée en compétences des PME.

Au-delà du constat, la mission ambitionne de clarifier les responsabilités et d’instaurer un modèle plus transparent, cohérent et durable, afin de restaurer la confiance et améliorer durablement le cadre de vie des habitants de Ratoma.
Thierno Boubacar Diallo pour www.c24news.info






