La tension reste palpable dans le secteur éducatif guinéen. Après plusieurs jours de paralysie provoquée par son mot d’ordre de grève lancé le 1er décembre, l’intersyndicale de l’éducation a annoncé, ce mercredi, la suspension temporaire de son mouvement. Une mesure prise “par responsabilité”, mais qui ne met aucunement fin à la crise.

Selon les informations recueillies par c24news.info, les syndicats préviennent que cette suspension n’est qu’une trêve stratégique destinée à laisser une dernière chance aux discussions qui s’ouvriront ce jeudi 11 décembre au ministère du Travail et de la Fonction publique. Si aucun compromis n’est trouvé d’ici lundi, les enseignants menacent de relancer immédiatement la grève.

Réunis dans l’après-midi à la Bourse du Travail, les représentants syndicaux ont longuement débattu avant d’arrêter cette position. Ils affirment avoir voulu préserver un climat apaisé, surtout en cette période électorale sensible, tout en donnant au gouvernement l’occasion de répondre à leurs revendications.

Le secrétaire général du SNE souligne que les syndicats n’iront pas aux discussions les mains vides :
« Nous allons aux négociations pour achever ce qui n’a pas été fait : l’indemnité de logement et de transport, l’intégration des 4 500 enseignants contractuels non retenus, la finalisation du statut particulier de l’éducation, et bien d’autres points », a-t-il déclaré.

Il insiste également sur la volonté de l’intersyndicale de démontrer son indépendance :
« Nous allons prouver le contraire de ce que certains prétendent, à savoir que nous serions instrumentalisés politiquement. Notre combat est syndical, rien d’autre. »

Pour l’heure, l’avenir du mouvement dépendra entièrement de l’issue des pourparlers. Les prochains jours seront déterminants pour des milliers d’enseignants… et pour l’ensemble du système éducatif guinéen.

Tbd pour www.c24news.info