La CEDEAO durcit le ton face aux putschs militaires en Afrique de l’Ouest

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne cache plus sa fermeté. Réunis dimanche à Abuja à l’occasion de leur sommet annuel, les dirigeants ouest-africains ont lancé un avertissement sans équivoque aux régimes issus de coups d’État. « Aucun coup d’État ne sera toléré », a martelé Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO.

Face à la dégradation persistante de l’ordre constitutionnel dans la sous-région, l’organisation régionale appelle à la libération immédiate des leaders de l’opposition arrêtés et insiste sur la nécessité urgente de rétablir un pouvoir civil en Guinée-Bissau, dans les plus brefs délais.

Déterminée à passer de la parole aux actes, la CEDEAO a mandaté son président pour conduire une importante mission diplomatique à Bissau. Cette délégation aura pour objectif d’engager des discussions directes avec les militaires auteurs du coup d’État, afin d’obtenir un retour rapide à la légalité constitutionnelle.

En cas de refus ou de blocage, l’organisation régionale brandit la menace de sanctions ciblées contre les hauts responsables de l’armée, signal clair que la CEDEAO n’entend plus tolérer l’instabilité politique imposée par la force.

À travers cette position ferme, la CEDEAO réaffirme son engagement en faveur de la démocratie, de l’État de droit et de la stabilité politique en Afrique de l’Ouest, à un moment où la région fait face à une série de transitions militaires controversées.

Thierno Boubacar Diallo pour www.c24news.info