Détenu à la Maison centrale de Conakry depuis le 21 novembre 2022 dans le cadre du dossier du massacre du 28 septembre 2009, le colonel Bienvenu Lamah, ancien responsable du Centre de formation de Kalia sous le régime du capitaine Moussa Dadis Camara, a comparu le 18 décembre dernier devant le tribunal criminel de Dixinn, exceptionnellement siégeant à la Cour d’appel de Conakry.
L’officier supérieur est poursuivi pour de lourdes charges, notamment abus d’autorité, meurtre, assassinat, viol, enlèvement, actes de torture et entrave aux mesures d’assistance aux victimes. Ces poursuites s’inscrivent dans la deuxième phase du procès relatif aux événements tragiques survenus au stade du 28-Septembre.
À ce stade de la procédure, la justice guinéenne s’attache à examiner les déclarations issues de la première phase des audiences, au cours desquelles plusieurs témoignages ont affirmé que des éléments militaires impliqués dans la répression provenaient du Centre de formation de Kalia.
Lors de la reprise des débats en décembre, quatre accusés ont comparu devant la juridiction : le colonel Bienvenu Lamah, Georges Houlémou, Thomas Touaro et Jean-Louis Kpoghomou. Appelé à la barre, le colonel Lamah a fermement contesté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Face au président du tribunal, Aboubacar Thiam, et à ses assesseurs, l’accusé a plaidé non coupable, niant toute implication dans les événements du 28 septembre 2009. Il a soutenu qu’aucune recrue du camp de Kalia n’avait été déployée à cette occasion et a également réfuté avoir dirigé le centre de formation mis en cause. Estimant être injustement poursuivi, il a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de le faire juger à nouveau pour les mêmes faits.
« Je demande à être jugé uniquement sur la base des faits », a déclaré le colonel Lamah, mettant en cause la crédibilité de certaines procédures qu’il qualifie de « falsifiées », et évoquant une construction judiciaire destinée, selon lui, à désigner des coupables.
Le procès se poursuit dans un climat d’attente et de forte attention, tant au niveau national qu’international, alors que la justice guinéenne cherche à établir les responsabilités dans l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire politique récente du pays.
Thierno Boubacar Diallo pour c24news.info
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