Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, a convoqué le chargé d’affaires de l’Allemagne à Conakry afin d’exprimer les préoccupations des autorités guinéennes concernant les conditions d’expulsion de ressortissants guinéens.

À l’issue de cette rencontre diplomatique, la partie allemande a accepté la suspension des expulsions en cours, le temps de réexaminer les procédures engagées. Une commission d’enquête conjointe sera mise en place pour analyser les conditions de rapatriement et veiller au strict respect de la dignité humaine, conformément aux conventions internationales et aux engagements bilatéraux entre les deux pays.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique guinéenne, sensible à la situation des compatriotes concernés. Le gouvernement guinéen, à travers son chef de la diplomatie, a ainsi réaffirmé sa volonté de défendre les droits et la dignité de ses citoyens, où qu’ils se trouvent.
L’information a été largement relayée à la télévision nationale, notamment lors du journal de 20h30 de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG). Les images diffusées ont montré un ministre déterminé, assumant pleinement ses responsabilités face à une question aussi sensible que celle de la migration légale et illégale.

Dans son intervention, le ministre a insisté sur la nécessité d’une coopération équilibrée et respectueuse entre États partenaires. Il a rappelé que la lutte contre la migration irrégulière doit se faire dans le cadre du droit international, sans porter atteinte aux droits fondamentaux des personnes concernées.
Pour de nombreux observateurs, cette démarche traduit une prise de position ferme des autorités guinéennes et un signal fort envoyé à la diaspora. Elle démontre également la volonté de renforcer le dialogue diplomatique afin de trouver des solutions concertées, humaines et durables aux défis migratoires.
Au-delà de l’aspect diplomatique, cette action est perçue comme une réponse au “cri du cœur” de nombreux Guinéens attachés à la protection de leurs compatriotes à l’étranger. Elle ouvre désormais la voie à un réexamen approfondi des mécanismes de rapatriement, dans un esprit de transparence, de respect et de coopération internationale.






