La musique africaine en deuil : Boncana Maïga s’est éteint à Bamako

Le monde de la culture africaine est plongé dans une profonde consternation. Le maestro Boncana Maïga, figure tutélaire de la flûte et du saxophone, s’est éteint ce samedi 28 février 2026 à Bamako, laissant derrière lui un vide immense dans le paysage musical du continent. Son décès, survenu à la Clinique Pasteur, marque la fin d’une vie entièrement vouée à la musique, à la transmission et au dialogue entre les peuples.

De Bamako à La Havane, des scènes africaines aux grandes salles internationales, Boncana Maïga aura été bien plus qu’un musicien : un passeur de cultures, un bâtisseur de ponts sonores entre l’Afrique et le monde. Arrangeur de génie, il a profondément marqué l’histoire de la musique moderne africaine, notamment en cofondant le groupe mythique Africando, véritable symbole de la rencontre entre les rythmes africains et la salsa cubaine. Son passage à la tête de l’orchestre de la RTI, qu’il a dirigé pendant plus de dix ans, restera gravé comme une période d’excellence et de rayonnement artistique.

Ambassadeur infatigable de la culture, Boncana Maïga a également mis son immense notoriété au service de la jeunesse et de la promotion des talents, à travers des émissions devenues cultes telles que Stars Parade et Tounkagouna. Jusqu’à son dernier souffle, il est resté fidèle à son art, s’éteignant, selon les témoignages, l’instrument à la main, comme un symbole ultime de sa dévotion à la musique.

Avec la disparition de Boncana Maïga, c’est une bibliothèque musicale vivante qui s’en va. Mais son œuvre, son héritage et son influence continueront de faire vibrer les cœurs, bien au-delà des frontières du Mali, et d’inspirer des générations d’artistes à travers toute l’Afrique et le monde.

Thierno Boubacar Diallo pour www.c24news.info
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