À Conakry, la volonté des autorités de moderniser la gestion des déchets franchit une nouvelle étape avec le projet de transformation de la décharge de Dar-es-Salam. Longtemps considérée comme l’un des principaux points noirs environnementaux de la capitale guinéenne, cette décharge pourrait bientôt laisser place à un site assaini et valorisé, au bénéfice de la population et de l’écosystème urbain.
Ce projet ambitieux s’inscrit dans une dynamique de réforme du système de gestion des déchets en Guinée. Il vise non seulement à réduire les risques sanitaires liés à l’accumulation des ordures, mais aussi à améliorer l’image de la capitale, confrontée depuis plusieurs années à des défis importants en matière d’assainissement. La réhabilitation de Dar-es-Salam représente ainsi un signal fort envoyé aux citoyens, mais aussi aux partenaires techniques et financiers, quant à la détermination de l’État à agir concrètement pour un environnement plus sain. 🌱

Les autorités guinéennes souhaitent s’inspirer d’expériences internationales réussies, notamment celle de Dantokpa Waste Reclamation Project, où un site autrefois insalubre a été transformé en espace utile et sécurisé. Ce type de modèle démontre qu’il est possible de concilier assainissement, réhabilitation des sols et création d’infrastructures urbaines durables. En adoptant une approche similaire, la Guinée pourrait non seulement résoudre un problème environnemental majeur, mais aussi créer de nouvelles opportunités d’aménagement pour la capitale.
L’implication de partenaires internationaux, notamment Banque mondiale et Programme des Nations unies pour le développement, est également considérée comme essentielle. Leur appui technique et financier pourrait permettre de mettre en place des infrastructures modernes de tri, de traitement et de valorisation des déchets, tout en encourageant le développement d’une véritable économie du recyclage en Guinée. ♻️
Au-delà de l’aspect environnemental, ce projet présente un impact social et économique important. La réhabilitation de la décharge pourrait créer des emplois directs et indirects dans les domaines du recyclage, du transport et de la gestion des déchets. Elle pourrait également améliorer les conditions de vie des populations riveraines, souvent exposées à des risques sanitaires liés aux fumées toxiques, aux eaux polluées et à la prolifération de maladies.
Si sa mise en œuvre est rigoureuse et transparente, la transformation de Dar-es-Salam pourrait devenir un projet pilote pour d’autres villes du pays comme Kankan ou Kindia, confrontées elles aussi à des défis similaires en matière d’assainissement. Elle montrerait qu’une gestion moderne et durable des déchets est non seulement possible, mais aussi bénéfique pour l’ensemble de la société.
En définitive, ce chantier représente bien plus qu’une simple opération de nettoyage. Il symbolise une nouvelle vision du développement urbain en Guinée : une vision où la protection de l’environnement, la santé publique et la création de richesses vont de pair. S’il est mené à bien, le projet de Dar-es-Salam pourrait marquer un tournant historique dans la transformation écologique de Guinée et offrir aux générations futures une capitale plus propre, plus moderne et plus respectueuse de son environnement.






