La tension est montée d’un cran ce matin à Moribayah, où des jeunes ont décidé de barricader l’entrée principale de la ville centre. À l’origine de cette action : l’état jugé critique de la route, fortement dégradée lors de la dernière saison des pluies par le passage répété de gros camions.
Selon plusieurs témoins, des pneus, des pierres et divers objets ont été disposés sur la chaussée afin d’empêcher la circulation des poids lourds. Les manifestants dénoncent l’impact négatif de ces engins sur la route, devenue aujourd’hui difficilement praticable, voire impraticable par endroits. Une situation qui complique considérablement les déplacements des habitants et affecte les activités économiques locales.

« Pendant l’hivernage, ces camions ont complètement détruit la route. Aujourd’hui, ce sont les populations qui en souffrent », confie un jeune rencontré sur place. Pour ces derniers, il s’agit d’un cri d’alarme adressé aux autorités afin qu’une solution rapide et durable soit trouvée.
La circulation reste fortement perturbée dans la zone, avec plusieurs véhicules immobilisés aux abords du barrage. Pour l’heure, aucune intervention officielle n’a encore été signalée, mais les habitants espèrent une réaction rapide des autorités locales pour désamorcer la situation et engager des travaux de réhabilitation.
Ce mouvement pourrait s’intensifier si aucune mesure concrète n’est prise dans les prochaines heures. Les jeunes, déterminés, affirment qu’ils ne lèveront pas le blocus tant que des engagements clairs ne seront pas obtenus.
Nous y reviendrons avec plus de détails dans nos prochaines publications.






