Un drame silencieux a frappé, dans l’après-midi du vendredi 24 avril 2026, le paisible village de Hafia, situé dans le district de Fello Madina, relevant de la commune rurale de Kouratongo, dans la préfecture de Tougué. En quelques instants, un incendie d’une rare violence a réduit en cendres plusieurs habitations, laissant derrière lui des familles désemparées et plongées dans la détresse.
Selon les informations recueillies, le sinistre se serait déclaré aux environs de 13 heures, au moment où les habitants se préparaient à la prière collective. À l’origine de ce drame, un geste involontaire : une fillette de seulement 6 ans, laissée seule à la maison en l’absence de sa mère partie travailler dans une carrière de sable, aurait manipulé une boîte d’allumettes, déclenchant ainsi l’irréparable.
Très rapidement, les flammes ont échappé à tout contrôle. Attisées par des conditions favorables à leur propagation, elles ont englouti une première case avant de se répandre aux habitations voisines. En un temps record, huit cases ont été ravagées par le feu.
Alertés, les habitants se sont mobilisés dans une course contre la montre, certains à pied, d’autres à bord d’engins, tentant désespérément de contenir l’incendie. Mais à leur arrivée, six concessions étaient déjà la proie des flammes, et deux autres ont été touchées peu après, malgré leurs efforts.
« Rien n’a pu être sauvé dans la case d’origine ni dans trois autres », confie, la voix lourde, Ibrahima Tanou Barry, président du district de Fello Madina. « Ce n’est que dans deux cases que quelques biens ont pu être récupérés. »
Si, par miracle, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, le bilan matériel est particulièrement accablant. Des vêtements aux réserves alimentaires fonio, maïs, riz tout a été réduit en cendres. Pour ces familles déjà vulnérables, c’est toute une vie qui s’est effondrée en quelques minutes. L’une des victimes affirme même avoir perdu une somme d’un million de francs guinéens, accentuant davantage la gravité de la tragédie.
Aujourd’hui, à Hafia, il ne reste que des cendres fumantes, des regards vides et des cœurs brisés. Face à l’ampleur des dégâts, les sinistrés, désormais sans abri et sans ressources, lancent un appel pressant à la solidarité et à l’aide humanitaire.
Mariame Barry pour www.c24news.info
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