CRIEF : Soriba Soumah lourdement condamné dans l’affaire du Centre Jean-Paul II

La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, ce mercredi 1er juillet, une décision majeure dans le dossier impliquant le directeur général du Centre Jean-Paul II. À l’issue d’un procès très suivi, la juridiction spécialisée a prononcé des condamnations exemplaires, illustrant une nouvelle fois sa volonté de renforcer la lutte contre la corruption et les crimes économiques en Guinée.

Reconnu coupable d’enrichissement illicite, de corruption d’agents publics ainsi que de faux et usage de faux en écritures publiques, Soriba Soumah a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme assortis d’une amende de 50 millions de francs guinéens. Une sentence qui témoigne de la fermeté de la CRIEF face aux pratiques portant atteinte à la gestion des ressources publiques.

Son coaccusé, Souleymane Traoré, a également été reconnu coupable de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite. La Cour lui a infligé une peine de deux ans d’emprisonnement, dont 16 mois assortis de sursis, ainsi qu’une amende de 20 millions de francs guinéens.

Sur le plan civil, l’État guinéen, constitué partie civile dans cette affaire, obtient réparation des importants préjudices subis. Les deux condamnés devront verser solidairement plus de 8 milliards 486 millions de francs guinéens ainsi que 3 milliards 570 millions 567 mille francs guinéens à l’État.

À cela s’ajoute une condamnation spécifique contre Soriba Soumah, tenu de payer plus de 4 milliards 913 millions 500 mille francs guinéens. Les deux prévenus devront également verser solidairement un milliard de francs guinéens au titre des dommages causés à l’État guinéen.

Dans une démarche saluée par de nombreux observateurs, la Cour a ordonné la confiscation de plusieurs biens attribués à Soriba Soumah, notamment une parcelle située à Kenèndé, dans la préfecture de Dubréka, un véhicule de marque Mazda ainsi que divers autres biens identifiés en son nom. La gestion de ces avoirs a été confiée à l’AGRASC, dans le souci de préserver les intérêts publics.

Autre fait marquant de cette décision : la publication intégrale du jugement au Journal officiel, aux frais des condamnés, ainsi que l’exécution provisoire de la décision ordonnée par la juridiction.

À travers ce verdict retentissant, la CRIEF envoie un signal fort en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et de la moralisation de la gestion publique en Guinée.

Thierno Boubacar Diallo pour www.c24news.info.       Tél :620410987