Lansana Béa Diallo dénonce les bas salaires et plaide pour un partage plus équitable des richesses

Le ministre Lansana Béa Diallo a vivement dénoncé les écarts de rémunération dans certaines entreprises privées, tout en livrant un témoignage personnel sur sa conception de l’argent et du partage.

Dans une prise de parole au ton particulièrement direct, Lansana Béa Diallo s’est indigné de la situation de certains jeunes employés dans le secteur de la sécurité. Selon lui, des travailleurs seraient rémunérés à seulement 600 000 francs guinéens, alors que leur activité permettrait à leur employeur de générer jusqu’à 2 500 000 francs guinéens.

« Dans une société de sécurité, des jeunes sont payés à 600 000 francs guinéens alors qu’ils rapportent 2 500 000. C’est un scandale », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, cette situation pose plus largement la question de la juste répartition des revenus issus du travail. Derrière les chiffres, il met en avant la réalité quotidienne de jeunes qui peinent à améliorer leurs conditions de vie malgré leur contribution à l’activité économique.

« Je n’ai pas besoin de dix voitures ni de cinquante maisons »

Lansana Béa Diallo a également évoqué son propre rapport à la richesse. Avec une certaine franchise, il affirme avoir gagné beaucoup d’argent au cours de sa vie, mais dit avoir choisi d’en consacrer une grande partie au partage.

« J’ai gagné beaucoup d’argent dans ma vie, wallahi, beaucoup. Mais j’ai donné 80 % de ce que j’ai gagné parce que j’estime que je n’ai pas besoin de tout cela », a-t-il expliqué.

Le ministre poursuit en questionnant la course à l’accumulation matérielle :

« Je n’ai pas besoin d’avoir dix voitures ni cinquante maisons. Qu’est-ce que je vais en faire ? Je vais mourir ? »

Une réflexion qu’il relie à la fragilité de la vie et au caractère temporaire des richesses accumulées.

« J’en ai vu beaucoup qui sont morts avec tout cela. Où sont-ils ? », lance-t-il.

À travers ces propos, Lansana Béa Diallo remet ainsi au centre du débat la rémunération des travailleurs, le partage des richesses et la place de l’argent dans la vie, dans un contexte où les questions de pouvoir d’achat et de conditions de travail restent particulièrement sensibles en Guinée.

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