La mort de plusieurs détenus à la maison d’arrêt de Siguiri suscite des interrogations et alimente depuis quelques jours des accusations faisant état de prétendues violences exercées par des gardes pénitentiaires sur des personnes détenues, présentées comme étant venues de Conakry.
Face à ces allégations, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, Dominique Loua, monte au créneau. Le magistrat rejette catégoriquement les accusations de violences et entend rétablir les faits.
Dans ses explications, Dominique Loua s’inscrit en faux contre les informations faisant état de sévices qui auraient été infligés aux détenus avant leur décès. Pour le procureur, ces accusations ne correspondent pas aux éléments dont disposent les autorités judiciaires.
Il appelle ainsi à la prudence face aux informations qui circulent, notamment sur les réseaux sociaux, et insiste sur la nécessité de distinguer les faits établis des témoignages ou affirmations non vérifiés.
Le procureur a également apporté des précisions sur les circonstances entourant la mort des détenus. Selon lui, les éléments disponibles à ce stade ne permettent pas d’établir un lien entre les décès et de prétendues violences commises par le personnel pénitentiaire.
Cette mise au point intervient alors que l’émotion grandit autour de cette affaire et que plusieurs versions circulent sur les circonstances dans lesquelles les détenus ont trouvé la mort.
Au-delà du démenti du parquet, l’affaire soulève néanmoins des questions sur les conditions de détention et sur les circonstances exactes ayant précédé les décès. Les déclarations du procureur pourraient ainsi contribuer à clarifier une situation devenue particulièrement sensible.
En attendant d’éventuels éléments complémentaires issus d’une enquête ou d’expertises médicales, le parquet de Siguiri rejette donc les accusations de violences pénitentiaires et maintient sa version des faits.
L’affaire reste suivie avec attention, dans un contexte où toute information relative aux conditions de détention et à la mort de personnes privées de liberté suscite légitimement de nombreuses interrogations.
Laye camara pour www.c24news.info
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