Devant l’ONU, le chef de la diplomatie turque dénonce un “génocide” israélien à Gaza et soutient la reconnaissance de l’État de Palestine

Lors d’une intervention ferme et sans détour devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a vivement condamné les actions d’Israël dans la bande de Gaza, qualifiant la situation actuelle de “génocide”. Il a notamment déclaré que l’enclave palestinienne s’était transformée en un véritable “camp de concentration”, dénonçant des attaques systématiques contre les civils.

Dans un discours qui reflète la position de plus en plus critique d’Ankara vis-à-vis des opérations militaires israéliennes, Fidan a accusé l’État hébreu de viser délibérément des zones habitées, aggravant ainsi la crise humanitaire qui sévit depuis des mois à Gaza. Il a appelé la communauté internationale, en particulier les membres permanents du Conseil de sécurité, à prendre leurs responsabilités pour faire cesser ce qu’il a décrit comme une “tragédie humaine de grande ampleur”.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie turque a réitéré l’engagement ferme de son pays en faveur de la reconnaissance pleine et entière de l’État de Palestine. Il a plaidé pour son admission en tant que membre à part entière des Nations unies, estimant que cette démarche constituerait une étape cruciale vers une paix juste et durable au Proche-Orient.

La déclaration d’Hakan Fidan intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et plusieurs pays de la région, alors que les appels à un cessez-le-feu immédiat et à la protection des civils se multiplient à l’échelle mondiale.