À l’approche des élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) hausse le ton. Dans un communiqué officiel, l’organe de régulation des médias en Guinée a annoncé l’interdiction formelle de toute diffusion ou publication de messages de campagne électorale en dehors de la période légale fixée par décret présidentiel.
La HAC dit constater « avec préoccupation » la diffusion, sur les antennes de certains médias privés, de messages assimilables à des campagnes électorales émanant de prétendus candidats aux prochaines législatives et communales. Une pratique jugée contraire aux dispositions du Code électoral en vigueur.
Un rappel strict à la loi
Dans sa déclaration, la Haute Autorité de la Communication rappelle que l’article 49 du Code électoral fixe clairement les dates d’ouverture et de clôture des campagnes électorales. Elle insiste également sur l’article 50 qui stipule sans ambiguïté :
« Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période fixée par décret du Président de la République. »
En d’autres termes, toute communication à caractère électoral diffusée avant le lancement officiel de la campagne constitue une violation de la loi. Cette interdiction concerne aussi bien les spots publicitaires, les déclarations publiques à visée électorale, que toute publication promotionnelle relayée par voie de presse, radio, télévision ou plateformes numériques.

Les médias appelés à la responsabilité
La HAC interpelle particulièrement les promoteurs et responsables de médias, les invitant à faire preuve de professionnalisme et de rigueur dans le traitement des contenus à caractère politique. Elle rappelle que les organes de presse jouent un rôle central dans la consolidation de la démocratie et doivent veiller au strict respect du cadre légal.
L’institution prévient que tout média contrevenant s’exposera à des sanctions prévues par la loi. Celles-ci peuvent aller de l’avertissement à la suspension, voire au retrait d’autorisation, selon la gravité des faits constatés.
Préserver l’équité et la transparence
À travers cette décision, la Haute Autorité de la Communication entend garantir l’égalité des chances entre les futurs candidats et préserver la transparence du processus électoral. En empêchant les campagnes déguisées ou prématurées, l’organe de régulation cherche à éviter toute forme de déséquilibre ou d’avantage indu.
Alors que le pays se prépare à un rendez-vous électoral majeur, ce rappel à l’ordre marque la volonté des autorités de faire respecter les règles du jeu démocratique. La balle est désormais dans le camp des acteurs politiques et des médias, appelés à se conformer strictement aux textes en vigueur.
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