La préfecture de Boffa est actuellement plongée dans une vive tension à la suite d’un conflit foncier opposant plusieurs localités, notamment Lisso, Yimaya, Baralandé et Scandari contre Farenya. Une situation qui, au fil des jours, a pris une tournure alarmante avec des actes de violences signalés contre des citoyens.
Selon des témoignages concordants, plusieurs habitants auraient été attachés, molestés et humiliés publiquement. Ces scènes, particulièrement choquantes, se seraient déroulées sous le regard d’autorités locales restées jusqu’ici silencieuses, sans réaction officielle ni communication pour apaiser les esprits.

Plus grave encore, des habitants de Farenya auraient été interpellés de manière informelle, ligotés puis conduits jusqu’à Yimbaya Centre. Des pratiques qui soulèvent de sérieuses préoccupations quant au respect des droits fondamentaux et à la gestion de ce conflit.
À l’origine de cette crise, un différend foncier persistant entre les différentes localités concernées. Ce type de conflit, fréquent dans certaines zones rurales, prend ici une dimension inquiétante en raison de l’escalade de violence et de l’implication de plusieurs communautés.

Face à cette situation, les populations appellent à une intervention rapide et ferme de l’État. L’identification et la poursuite des auteurs de ces actes sont jugées indispensables pour rétablir l’ordre et éviter une spirale de représailles.
Le silence des autorités locales est de plus en plus critiqué, certains y voyant un manque de leadership ou une incapacité à gérer la crise. Pourtant, dans un contexte aussi fragile, une communication claire et des mesures immédiates pourraient contribuer à calmer les tensions.

Si rien n’est fait dans les plus brefs délais, le risque d’un affrontement généralisé reste élevé. Boffa pourrait alors basculer dans une crise plus profonde, aux conséquences imprévisibles pour la cohésion sociale et la sécurité des populations.
Dans ce climat de méfiance et de peur, une chose apparaît évidente : seule une action rapide, impartiale et déterminée des autorités permettra d’éviter le pire et de restaurer la paix dans la préfecture .






