Représentativité territoriale au sein du GMD : l’exigence d’équité et de transparence

La justice territoriale ne saurait être réduite à un simple slogan. Elle constitue un engagement moral et politique qui engage la crédibilité même des organisations se réclamant du renouveau et de l’inclusion. Interrogé par C24news, Amadou Baidy Sall a rappelé avec force que la représentativité territoriale doit être une réalité concrète et non une construction administrative.

Si la répartition des désignations par préfecture et sous-préfecture au sein du GMD a été pensée pour corriger les déséquilibres historiques et donner la parole à l’ensemble des territoires, alors cet engagement doit impérativement être respecté dans les faits. Les populations de l’intérieur du pays ont, pendant de longues années, souffert d’un déficit de représentation dans les instances décisionnelles. La réforme engagée apparaît ainsi comme une opportunité historique pour restaurer l’équité, renforcer la cohésion nationale et consolider la confiance entre les citoyens et leurs structures d’organisation.

Cependant, une interrogation légitime demeure : peut-on réellement parler de représentativité territoriale si des personnes résidant principalement dans les grandes agglomérations, notamment à Conakry, occupent les postes destinés aux citoyens vivant et agissant quotidiennement dans les préfectures et sous-préfectures ? La question mérite d’être posée avec sérénité mais fermeté.

La représentativité ne doit pas être formelle ; elle doit être authentique. Elle doit refléter une résidence effective, un engagement local constant, une connaissance approfondie des réalités du terrain et, surtout, la confiance des communautés concernées. Sans ces critères essentiels, la logique de répartition territoriale risque de perdre son sens et de fragiliser l’objectif d’équité qu’elle prétend servir.

Dans cette perspective, un appel clair est lancé en faveur d’une transparence totale. Pour préserver l’unité et la crédibilité du mouvement, il est nécessaire de procéder à la publication officielle des listes par préfecture et sous-préfecture, de clarifier les critères ayant guidé les désignations et de veiller au strict respect de l’esprit de la répartition territoriale. La transparence n’affaiblit pas une organisation ; au contraire, elle la renforce en consolidant la confiance interne et externe.

La conviction exprimée est sans ambiguïté : le GMD ne pourra incarner l’espoir et le renouveau que s’il garantit une représentation authentique de l’ensemble des territoires. L’intérieur du pays ne doit plus être simple spectateur des décisions qui l’engagent ; il doit en être un acteur à part entière.