Nairobi : les Premières Dames africaines sonnent l’alerte sur les dangers du numérique pour les enfants

La question de la protection des enfants à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle s’est imposée comme l’un des sujets majeurs du Africa Forward Summit, organisé ce mardi dans la capitale kényane.

Réunies lors d’une session spéciale dédiée au rôle des Premières Dames africaines, plusieurs personnalités du continent ont lancé un appel fort en faveur d’un cyberespace plus sûr et mieux encadré pour les jeunes générations africaines.

Face à l’expansion rapide des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, les inquiétudes grandissent autour des risques auxquels les enfants sont désormais exposés : cyberharcèlement, manipulation de l’information, exploitation en ligne, violations de la vie privée ou encore dépendance aux écrans.

Parmi les voix les plus remarquées de cette rencontre de haut niveau, Madame Laurianne DOUMBOUYA, Première Dame de la République de Guinée, a plaidé pour une réponse africaine ambitieuse et coordonnée afin de protéger les enfants dans l’univers numérique.

Dans une intervention saluée par les participants, elle a mis en avant la nécessité de construire des espaces digitaux « plus sûrs, plus inclusifs et adaptés aux réalités africaines », tout en félicitant l’initiative portée par la Première Dame du Kenya, Madame Rachel Ruto.

Madame Laurianne DOUMBOUYA a insisté sur trois axes prioritaires :

l’adoption de politiques publiques adaptées aux défis technologiques ;

le renforcement des partenariats entre États, acteurs privés et société civile ;

et la mise en œuvre d’actions concrètes de sensibilisation et de protection sur le terrain.

Pour la Première Dame guinéenne, l’Afrique ne peut ignorer la révolution technologique en cours, mais elle doit surtout veiller à ce que cette transformation ne mette pas en péril l’éducation, la sécurité et le développement des enfants.

« Le défi pour notre continent est de concilier innovation technologique et protection de la jeunesse », ont résumé plusieurs intervenants au cours des échanges.

À Nairobi, ce sommet a ainsi mis en lumière une préoccupation désormais centrale pour les dirigeants africains : faire de l’intelligence artificielle un levier de progrès, et non une source de vulnérabilité pour les générations futures.

Derrière les avancées technologiques et les promesses de l’IA, c’est en réalité l’avenir de la jeunesse africaine qui se dessine aujourd’hui.

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