Drame à Dar-Es-Salam : sous la montagne d’ordures, des familles attendent encore leurs disparus

La nuit s’est transformée en cauchemar à Dar-Es-Salam. Dans la nuit de samedi à dimanche, une nouvelle fois, l’immense montagne d’ordures a cédé, déversant une masse de déchets sur les habitations situées à ses pieds. En quelques instants, des vies ont basculé dans l’horreur.

Des tonnes de détritus se sont abattues sur les maisons, ensevelissant des habitants dans leur sommeil. Plusieurs personnes seraient encore prisonnières des décombres. Pour l’heure, le bilan exact de cette tragédie demeure inconnu, mais les premiers témoignages font état d’un nombre de victimes qui pourrait être particulièrement lourd.

Au milieu de cette désolation, un immeuble R+3, qui abritait notamment des familles, s’est effondré sous la violence de l’éboulement. Là où il y avait encore, quelques heures auparavant, des foyers, des voix et des vies, ne restent désormais que des amas de gravats et de déchets.

Les secours sont à pied d’œuvre. Des engins et des machines tentent de dégager les tonnes d’ordures et de débris, dans l’espoir de retrouver des survivants. Chaque minute compte. Mais derrière les opérations de sauvetage se joue surtout une terrible attente : celle des familles qui espèrent encore retrouver les leurs.

« Même si ce ne sont que leurs corps… »

Au pied de cette montagne devenue meurtrière, Mohamed Camara attend, le visage ravagé par la douleur. Ce père de famille, domicilié à Dabondy, est sans nouvelles de ses deux enfants.

Ses enfants vivaient avec leur mère dans l’immeuble qui s’est effondré. Depuis le drame, Mohamed Camara cherche désespérément une information, un signe, un espoir. Mais autour de lui, le silence et les gravats semblent avoir tout englouti.

Très ému, en larmes, brisé par l’angoisse, il lance un appel poignant aux secours et aux autorités : retrouver ses deux enfants, vivants si cela est encore possible, ou au moins pouvoir récupérer leurs corps.

Cette nouvelle tragédie rappelle douloureusement le précédent éboulement meurtrier survenu dans cette même zone de Conakry, quelques années plus tôt. Malgré le temps écoulé, le drame se répète, faisant de nouveau des familles endeuillées et des proches plongés dans l’attente.

À Dar-Es-Salam, alors que les secours poursuivent leurs recherches, l’espoir s’accroche encore aux décombres. Mais pour les familles, chaque minute qui passe est aussi une épreuve supplémentaire, entre l’espoir de retrouver un proche vivant et la peur insoutenable de devoir attendre la découverte d’un corps.

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